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(Cliquez
sur la frise pour suivre le détail des opérations)
| Lundi
31 juillet: les armées américaines déferlent |
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Bion
(Mortain), une conférence se déroule entre
Von Kluge et Hauser, qui ont besoin de renforts. Von
Kluge demande à Hitler plus de chars. Mais on
ne peut dégarnir le front du Calvados. Terrible
dilemme : Avranches ou Falaise ?
(E Florentin)
Pontaubault,
13 h, le colonel Bacherer, battu, décide de faire
sauter le pont. Un premier détachement est décimé
par des rafales de mitrailleuses américaines.
Avranches,
16 h, un bulldozer dégage la rue de la Constitution
pour le passage du premier convoi blindé.
A
20 h, Ia voie est libre. Léon Jozeau-Marigné
est présent: « Il n'y avait plus de trottoirs,
les véhicules remontaient la rue de la Constitution
sur trois files. »
Il
rencontre I'état-major de Patton: « Je leur
ai conseillé d'élargir la percée vers
Mortain. », Les officiers US sont trés
demandeurs d'informations locales. Ainsi, avant la percée,
une trentaine de résistants du Sud-Manche avait
franchi les lignes allemandes pour avertir les Alliés
de la situation militaire dans l'Avranchin (mission
Helmsman). Dager investit Ducey et les barrages de la
Sélune. Brécey est libéré.
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| Pontaubault,
le colonel Clark arrive au pied du pont qui devait
être pris ce jour-là. Les convois alliés
défilent devant le quartier général
du colonel Bacherer, qui s'enfuit avec son état-major
par un chemin creux. |

(Droits réservés
- reproduction interdite)
Cool les gars, cool Une chenillette ("la
belette") remonte la rue de la Liberté,
face à l'hospice rue Malloué.
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Au
péril de sa vie, François Brière, entrepreneur
avranchinais, déploie sur l'église Notre-Dame-des-Champs
un grand drapeau français visible depuis le Mont Saint-Michel.
Henri
Legent témoigne: « Les Américains ont
été attaqués par des Allemands cachés
dans le bois de Marcey-les-Grèves. Les avions
alliés sont venus les mitrailler après les combats.
Le génie US a creusé une tranchée à
l'entrée de la route allant au bourg de Marcey-les-Grèves.
Il y a enterré et recouvert d'une couche de chaux
les corps de soldats allemands. Après-guerre, leurs
dépouilles ont été transférées dans un
cimetière militaire. »
André
Bazin, caché dans une tranchée, assiste
à une attaque.« Les Américains,
dissimulés dans le bas du bois de la Pivette, attaquaient
au lance-flamme, je pense, les Allemands retranchés
dans le haut du bois. »
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A Dragey, Fernand Le Prieur a vu l'arrivée des
premiers Américains Son souvenir est encore vif
: « lls étaient sales, très fatigués.
un char précédait une Jeep de journalistes
du journal Stars et Stripes. Sur le blindé, un grand
panneau de tissu rose, pour être identifié
du ciel. ils changeaient la couleur de l'étoffe
tous les jours. »
-Dans
leur fuite les Allemands ont abandonné des fortunes.
Des convois remplis d'approvisionnement et de rapines
encombraient les routes. Le pillage par la population
d'une centaine de véhicules, après la
bataille du Mont-Jarry, a duré trois jours.
-Dans
le premier convoi figure Jean Marin, speaker français
de la BBC, célèbre pour son annonce:
« Les Français parlent aux Français. »
-1er
Août, éperons mexicains aux bottes, colts
à crosse de nacre à la ceinture, Patton
disperse ses convois. Il se tient debout dans le haut
de la rue de la Constitution, là même où se trouve
la place qui porte son nom: « Le passage de deux
corps d'armée à travers Avranches est
une chose impossible, mais qui le sera », dit-il.
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DEFILE
DES CONVOIS
Pendant
une quinzaine de jours, les convois défilent
sans arrêt. La deuxième division blindée
du général Leclerc remonte le rue de la
Constitution le dimanche 6 Août. André
Bazin assiste, comme les Avranchinais, médusé,
au défilement du matériel.
« Les convois roulaient sur les deux files. Rue
de la Liberté, on découvrait des porte-chars
à 16 roues, des tracteurs à cabine haut
perchée, des chars avec des lames de bulldozers.
»
La route de Sartilly « voie diamant vert », était
aussi chargée. Le gros des troupes alliées
empruntait la route de Par-en-Dessous
Les
Américains s'installent . « Une division a
cantonné dans les communes de Sartilly et de
Dragey jusqu'en septembre. »
Ils montaient des douches et des cinémas en plein
air,ajoute Fernand Le Prieur
« On leur offrait des crevettes et du camembert,
mais ils n'aimaient pas cela. »
Le
quartier général des forces alliées
en France, commandé par le généralissime
Eisenhower, est installé à Jullouville.
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| Textes
de Michel Coupard et Jack Lecoq |

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